Dissolution ≠ démission
La dissolution met fin au mandat des députés ; la démission concerne le Gouvernement ou l’un de ses membres.
La dissolution interrompt le mandat de tous les députés et provoque des élections législatives anticipées. Elle ne dissout ni le Sénat ni le Gouvernement et obéit à un calendrier constitutionnel très resserré.
Selon l’article 12 de la Constitution, le Président de la République peut prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale après avoir consulté le Premier ministre et les présidents des deux assemblées. Des élections législatives doivent avoir lieu vingt jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution. La nouvelle Assemblée se réunit de plein droit le deuxième jeudi suivant son élection. Aucune nouvelle dissolution ne peut intervenir dans l’année qui suit ces élections.
La décision présidentielle et sa publication établissent l’ouverture de la procédure. Une hypothèse, une rumeur ou une déclaration politique ne produit aucun effet juridique.
Le Président consulte le Premier ministre, le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat. Ces consultations ne sont pas des autorisations.
Les élections générales se déroulent entre vingt et quarante jours après la dissolution, ce qui prime sur le calendrier législatif ordinaire.
Les textes de convocation et les mémentos du ministère précisent les dates de dépôt, la campagne, le financement et l’organisation des deux tours.
Seule l’Assemblée nationale est dissoute. Le Sénat poursuit ses travaux et le Gouvernement demeure en fonction tant qu’il n’a pas démissionné ou été remplacé.
Les rapports de forces et les projections du soir du vote ne remplacent pas les résultats établis ni les décisions relatives aux éventuels contentieux.
Après l’élection, la composition de l’Assemblée conditionne le soutien dont peut disposer le Gouvernement et peut conduire à une nouvelle configuration politique.
Ces nuances évitent les raccourcis les plus fréquents.
La dissolution met fin au mandat des députés ; la démission concerne le Gouvernement ou l’un de ses membres.
Le Parlement comprend l’Assemblée nationale et le Sénat. L’article 12 ne permet de dissoudre que l’Assemblée nationale.
Arriver en tête ne garantit pas de disposer de 289 sièges, seuil de la majorité absolue lorsque les 577 sièges sont pourvus.
Retrouver le décret ou le message officiel de dissolution.
Noter les dates des deux tours dans le texte de convocation.
Vérifier les règles exceptionnelles de dépôt des candidatures.
Distinguer situation du Gouvernement, de l’Assemblée et du Sénat.
Utiliser les résultats officiels plutôt que des projections de sièges.
Identifier la date de réunion de la nouvelle Assemblée et la période d’un an sans nouvelle dissolution.
Article 12 : consultations, délais, réunion et interdiction d’une nouvelle dissolution pendant un an.
Dossiers institutionnels sur le mandat des députés et les pouvoirs de l’Assemblée.
Mode de scrutin et particularités du calendrier après une dissolution.
Candidatures, mémentos et résultats officiels des élections législatives.
Liens consultés le 21 septembre 2026. Une règle, un seuil ou une procédure peuvent évoluer : contrôlez toujours la page officielle avant une démarche.
L’article 12 prévoit les consultations préalables mais ne fixe pas une liste de motifs. La décision relève du Président de la République dans le cadre constitutionnel.
Non. La Constitution permet uniquement la dissolution de l’Assemblée nationale. Le Sénat, renouvelé selon son propre calendrier, reste en fonction.
Non. La dissolution ne vaut pas démission automatique du Gouvernement. Sa situation dépend des décisions du Président, du Premier ministre et du rapport de forces issu des élections.
Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans l’année qui suit les élections organisées après la précédente dissolution.